Note de lecture – G. BLANC, La nature de l’historien

La nature de l’historien. Par le haut, par le bas,

Guillaume Blanc. CNRS Éditions, Paris, 208 pages, 18 euros.

En France, pour être habilités à diriger des thèses, les chercheurs doivent écrire leur égo-histoire, un retour réflexif sur leur parcours personnel et intellectuel. À cette occasion, Guillaume Blanc nous offre une réflexion sur le travail et la posture de l’historien, inspirée de son expérience d’une université publique toujours moins financée, où s’exacerbent les luttes de personnes et de factions pour l’obtention de contrats toujours plus précaires. Travailler sur l’histoire de la nature peut alors sembler une échappatoire, mais l’étude des parcs naturels africains en dévoile de nouvelles instrumentalisations. Pour les États postcoloniaux, ces espaces servent de prétextes pour affirmer leur contrôle sur des régions périphériques, en même temps que l’Unesco et les ONG internationales exigent l’expulsion des paysanneries locales au nom de la préservation de la nature. Dans ce livre pluriel, l’auteur interroge ainsi la continuité entre colonialité et postcolonialité et les multiples luttes de pouvoir qui traversent à la fois la nature et l’histoire.

(note de lecture par V. Daumas)


OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
franchise (2 juin 2025). Note de lecture – G. BLANC, La nature de l’historien. Colectivo de ESTUDIOS LATINOAMERICANOS / Collectif d'ÉTUDES LATINO-AMÉRICAINES SHS ( Rennes - France / Chili ). Consulté le 5 septembre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/141di